|
HISTOIRE
|
|
A 245 km au nord de la Guadeloupe, à 40 km de Saint Martin, Saint Barthélemy, d'une superficie de
25 km², n'est qu'un petit rocher posé sur la mer Caraïbe, bien souvent oublié dans le passé, par la métropole.
Elle fut découverte par Christophe Colomb, lors de sa deuxième expédition en 1493. La petite île que les
Caraïbes avaient surnommée OUANALAO est baptisée par Colomb du nom de son frère Bartoloméo.
Puis Saint Barthélemy retombe dans l'oubli pendant quelques siècles, délaissée par les Espagnols qui
redoutaient cet archipel des petites Antilles occupé par les terribles Caraïbes.
Ce n'est qu'au début du XVII siècle, avec la création de la Compagnie des Isles d'Amérique par Richelieu et
Louis XIII, que la colonisation française s'organise dans les Antilles à partir de l'île de Saint Christophe,
actuellement Saint Kitts. Sous la direction de De Poincy, une colonie française occupe, en 1648, l'île de
Saint Barthélemy et une partie de Saint Martin. Cette installation sera de courte durée car en 1656, toute la
population est massacrée lors d'une attaque des Caraïbes.
Quelques années plus tard, en 1659, la paix retrouvée, De Poincy redébarque sur l'île une poignée de colons,
originaires de Normandie et de Bretagne.
En 1674, Saint Barthélemy qui avait été vendue à la Compagnie des Indes Occidentales, est annexée à la
Couronne de France. L'île devient le repaire des flibustiers et corsaires qui croisent dans les eaux voisines.
|
|
C'est à cette époque que se développe le port de
Carénage qui s'aménage pour accueillir les gros
bateaux. Pourtant ce trafic inquiète les Anglais qui
voient d'un mauvais oeil se développer la piraterie sur l'île. Ils attaquent en 1744, ne laissant derrière eux que ruines et désolation.
Le traité de Versailles signé le 7 mars 1785 entre la
France et la Suéde ne fait que confirmer le désinterêt de la mère patrie, pour sa petite colonie de Saint Barthélemy. |
|
En effet, sous l'instigation du Comte de Vergennes, ministre de Louis XVI, l'île est cédée à la Suède en
contrepartie d'entrepôts commerciaux dans le grand port scandinave de Göteborg.
Le nouveau gouverneur de Saint Barthélemy, Salomon Mauritz von Rayalin, rebaptise le port de Carénage en
Gustavia en l'honneur du Roi Gustave III. Le Roi Oscar II la recède à la France en 1877 après un plébiscite écrasant par 351 voix contre 1.
Aujourd'hui, l'île a gardé son statut de port franc et s'est développée économiquement grâce à son importante
activité touristique.
Traditionnellement domaine réservé des milliardaires, on découvre ainsi à Saint Barthélemy, quelques très
belles villas dominant souvent des anses de rêve. |
|
GUSTAVIA
|